Archive pour Spécialistes

Le jugement du maçon

Aujourd’hui est un grand jour : nous avons la visite d’un maçon ! Eh oui, même un dimanche ! Nous avions rencontré Isabelle et Jean-Jacques lors d’une soirée. Nous avions eu le temps de discuter de leur métier et de notre projet. Eh bien nous y voilà ! Visite du chantier. Après un petit café bien chaud (j’ai installé un coin camping et mis la cafetière en route) nous voilà partis à faire le tour du propriétaire.
Dans les grandes lignes, ça donne ça :
- on fait bien d’enlever les enduits ciment
- va pas falloir tarder à enlever l’enduit extérieur au nord
- une poutre est à vérifier au pignon sud de la maison
- le mur qui m’inquiète ne l’inquiète pas encore, mais va falloir s’en occuper
- le mur en colombage est effectivement abîmé mais les poutres maîtresses sont en bon état. Il va falloir les traiter par injection et surtout enlever l’enduit avec précaution : piqueur banni !
- globalement, les murs sont sains
- on a sondé les murs qui vont subir une ouverture (il y a vraiment de tout : du moellon, du « en vrac ce qu’on avait sous la main à l’époque », …)
- l’escalier de la cave qui m’enquiquine devrait trouver une solution

Bref, un tour de chantier complet puis une évaluation des premiers travaux à mettre en œuvre : relevé de cotes, choix des matériaux, … On attend maintenant le devis.

Mais au-delà de ça, on a passé un bon moment avec des gens professionnels amoureux de leur métier. Papotage et histoires de chantier ont émaillés l’après-midi. Et enfin, le top ! Ils sont d’accord pour nous apprendre à faire des enduits extérieurs à la chaux. On pourra réaliser nous-mêmes cette partie dès qu’on aura appris les bons gestes.

Sinon, la journée fut courte et pendant que Ch’tibrico allait retrouver son meilleur copain du moment (l’enduit ciment dans l’atelier) je me suis acharnée sur ces fichues portes de placard qui me narguaient depuis plusieurs mois. J’ai enfin trouvé l’astuce pour descendre les chouettes portes en formica, puis virer les étagères. En même temps, c’est là qu’on va bientôt ouvrir une porte, alors fallait bien les virer rapidos !
Voici le résultat :

099-placard-avant1  Placard après

Bref, le week-end se termine et cette semaine, nous allons tranquillement préparer les week-ends de mai. Dans une semaine, c’est visite du chantier d’une maison ancienne en éco-rénovation. Va falloir que je prenne des notes !

Bonne semaine à tous !

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Et si on passait au poêle de masse ?

Alors ça, c’était un sujet qui nous passionnait depuis un bout de temps. Nous avions lu un article sur les poêles DEBRIEL dans le magazine Habitat Naturel n°18.

Habitat Naturel

Et nous avions, par la suite, suivi les avis de gens qui se sont équipés de ce type de poêle. Ca paraît vraiment adapté à notre projet. Ni une ni deux, nous voilà à prendre contact avec Gabriel CALLANDER, spécialiste canadien des poêles de masse et installé sur Orléans. Et zou ! Rendez-vous est fixé pour ce samedi. On fait le tour du grand bazar et le verdict tombe (avec un très fort accent canadien qui a ensoleillé notre journée nuageuse) : « c’est possible mais faut virer tout ces bazars d’enduits de ciment ». A croire qu’ils se sont tous passés le mot ! Mais on est bien d’accord là-dessus, et on s’y attaque dans la foulée.
Vous vous demandez à quoi ressemble un poêle de masse et comment ça marche. Tout est expliqué ici.

Mais ce qui nous mis la tête à l’envers, c’est le concept d’isolation avec ce type de chauffage. Des murs qui respirent mais qui ne laissent pas passer l’air (jusque là je comprends !), pas d’isolation nécessaire sur les murs (là, on est sceptiques) et 25 à 30 cm d’isolant de toiture (ben, va falloir réviser l’ordre des travaux prioritaires !).

Ah, oui, j’ai oublié de vous dire que Ch’tibrico m’a confié la mission de gérer le planning et les relations avec les différents intervenants du chantier (artisans, architecte, etc, etc …). Me voilà donc propulsée chef de chantier : c’est ce que je préfère ! Faut juste que je carbure un peu pour faire le point :

  • on en est où ?
  • on va faire quoi ?
  • on le fera quand ?
  • qui va le faire ?
  • sans oublier, ça va coûter combien ?

Donc là, on attend le devis de Gabriel CALLANDER, on voit avec Pierre MASSE notre architecte pour le plan de la maison et la circulation d’air, avec Fiabitat pour les choix techniques. Et pis faut appeler le plombier pour les premiers plans (rappelez-vous la tête de la salle de bain !), l’électricien aussi, prendre contact avec les fabricants de produits qui nous intéressent, bref, va pas falloir que je me mélange les pinceaux. D’autant que les semaines sont déjà surchargées.

Alors à plus !

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Conclusions des spécialistes

Retrouvez ici les conclusions principales de l’étude technique qui a été réalisée par Fiabitat.

Il y a une grande présence d’humidité capillaire dans les murs : a cause des enduits modernes trop étanches, l’humidité capillaire stagne dans les murs plus longtemps qu’elle ne le devrait, ce qui provoque le développement des moisissures sur les faces internes des murs extérieurs, et provoque une dégradation progressive de leur cohésion interne. Ce processus est très lent, et il ne semble pas avoir atteint de seuil critique. Il sera malgré tout nécessaire de décaper ces enduits ciments avant tout processus de rénovation, et de laisser sécher les murs. Le plus simple est de commencer par décaper environ 1m à la base des murs, ainsi ils s’assècheront progressivement en quelques mois, et ce premier travail permettra de vérifier l’état du mur derrière l’enduit. S’il est trop abîmé et que les pierres tombent, alors il faudra rejointoyer les pierres avant de poursuivre tout le décapage. Il est important de laisser sécher le mur quand même avant d’entreprendre d’éventuels travaux de réparation des murs.”

Deux pignons montrent des problèmes potentiellement importants :

le pignon sud de la grange

le pignon Est de la partie habitable

   Fissure mur grange

 En ce qui concerne le pignon de la grange, ça donne ça :

 “L’origine du désordre est difficile à déterminer, et n’est probablement pas unique. Il est impossible également de savoir si le désordre est toujours en cours, ou s’il est terminé. ¨Pour ce faire, il faudrait placer des témoins sur les fissures et attendre plusieurs mois pour observer leur évolution. Ceci ne sera évidemment pas nécessaire si dans le cadre du projet de rénovation vous décidiez de faire des percements importants dans ce mur. Ces fissures montrent à la fois un léger tassement des angles et un écartement latéral régulier. Ce problème n’étant visible qu’aux angles, il n’est probablement pas dû à un désordre issu du plancher béton réalisé au dessus de la grange, mais il est possible que le poids de ce plancher n’aide pas, ou qu’il soit mal réparti sur la poutre qui fait muraillère. Les autres causes possibles sont : les enduits étanches qui rendent le mur à la fois plus lourd et moins résistant, le revêtement bitume de la cour qui concentre l’eau de pluie à certains endroits et assèche les autres, rendant l’humidité du sol non uniforme alors que les fondations du mur ont besoin d’un sol homogène.”

Pignon pan de bois

Là, c’est le mur de mon (futur) atelier et qui fait le pignon de l’habitation.

“Les anciens pans de bois ont été largement recouverts de ciments eux aussi, ce qui entraîne la pourriture rapide des bois. Le pan de bois qui se trouve dans le prolongement de la véranda est en train de s’affaisser et ce désordre entraînera à terme une déformation importante de la toiture à cet endroit. Il faudra décaper les enduits et juger ensuite de l’état des bois pour savoir s’ils sont récupérables en les consolidant, ou si la charpente nécessite un étaiement provisoire pour remplacer complètement le mur.”

Mes bureaux (à l'intérieur)

Là, ce sont mes futurs bureaux. Souvenez-vous des traces d’humidité.

“L’extension la plus récente qui a été construite à l’Ouest a été maçonnée avec des briques et un mortier chaux/ciment. Ces murs sont structurellement incapables d’évacuer l’humidité capillaire car ils ne peuvent pas sécher, même sans enduit. En outre une partie du bâtiment est partiellement enterrée au nord, ce qui explique leur insalubrité. Il ne sera pas possible de régler ce problème sans remplacer complètement au moins les soubassements des murs en brique.”

 

CONCLUSIONS

Les mesures de préservation du bâti indispensables sont :

Retirer les enduits à la base des murs, des deux côtés et laisser sécher les murs avant de les réparer si nécessaire.

Retirer les enduits ciment des murs en pan de bois : attention, ceci nécessite un étaiement du mur. Les murs en pierre peuvent être décapés sans trop de précaution car même en mauvais état, les pierres tomberont petit à petit et l’ouvrier pourra interrompre son travail avant un drame. Mais un pan de bois cédera d’un coup s’il est pourri derrière le ciment dès qu’on attaquera le ciment.

Casser au moins 1m du revêtement goudron de la cour autour des murs du bâtiment.

Réparer les gouttières ou mettre des évacuations provisoires pour l’eau de pluie

 

 Bref, on sait par quoi attaquer ! A bientôt !

  

 

 

 

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RV spécialistes

Aujourd’hui, c’était des rendez-vous importants. La société Fiabitat est intervenu toute la journée pour effectuer le bilan technique et thermique de la maison. Fiabitat est un bureau d’études, spécialisé dans la conception et la rénovation écologiques. On est passé le midi et voici nos deux intervenants qui ont eu la gentillesse de prendre la pose !

Fiabitat

 Ugo DEGRIGNY (à gauche) et Vincent GAROT (à droite) de FIABITAT Concept.

Nous avons également rencontré un architecte qui venait prendre la température de notre projet. Le contact a été immédiat et il semble en phase avec nos attentes. A suivre, à la lecture des premiers plans qu’il va nous soumettre……

Ces 2 étapes sont importantes car elles vont nous permettre de faire nos choix stratégiques en termes d’isolation, d’énergies et d’implantation des pièces et de leurs ouvertures.

Bon, c’est pas le tout ! En attendant, il va falloir commencer à déblayer et mettre au propre avant d’attaquer les travaux eux-mêmes. RV ce week-end pour “Un week-end à la campagne” ! Des amis nous rejoignent pour donner un coup de main. A plus tard !

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RV avec un spécialiste

Aujourd’hui est un grand jour : nous avons rendez-vous avec un spécialiste des rénovations éco-durables. Il fait le tour pendant 2 heures et nous donne son premier verdict, à chaud.

Résultat : il va falloir rapidement enlever les chouettes enduits en ciment que l’on trouve partout. En effet, le ciment a cette nette tendance à être imperméable et à bien conserver l’humidité dans le mur. Bon, enlever les enduits à l’intérieur, ça va aller pendant l’hiver. Pour les enduits extérieurs, on devra faire ça au printemps. Pas la peine d’aller exposer les murs aux intempéries hivernales, d’autant que ce sont des murs en moellons, tendres à souhait et gélifs. On savait qu’il faudrait en passer par là, pas de surprise donc. Ce qui est dommage c’est que ce type de moellons étant sensible au gel, je dois renoncer à mes façades en pierres vues, c’est à dire apparentes. Grrrr ! Eh bien on mettra de la pierre vue à l’intérieur, na ! D’ailleurs, ça me donne quelques idées !

L’isolation ? On a le choix entre correction thermique (ça veut dire double cloisonnage des murs intérieurs avec ventilation naturelle – c’est dingue comme mon dictionnaire personnel s’allonge en ce moment, et c’est pas fini !) ou isolation extérieure. L’avantage de la 2ème solution, c’est d’arriver à une maison passive. je croyais que c’était impossible en rénovation, mais il semblerait qu’on puisse y parvenir. Ca y est, les choix à faire commencent ! J’avoue que je suis assez tentée par le “passif”, l’utilisation des énergies fossiles étant ainsi abolie.

Autre point, la toiture. Bon état général mais … elle ne respire pas. Parce que ça respire une toiture ? Ben voui ! Ca respire ! Bon faudra voir ça aussi.

Allez ! Premier constat en phase avec nos impressions. Mais les grandes décisions sont à prendre maintenant. La première, ça va être de trouver un architecte.

A suivre ….

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