Voilà bien longtemps que je n’ai pas rédigé sur ce blog. La raison en est la suivante : il ne s’est pas passé grand-chose. Ah, si ! Au week-end de l’Ascension, mi-mai, la moitié de la cour a été décapée et les fourreaux sont passés pour permettre d’amener l’électricité et l’eau dans les granges. Les gars ont été fantastiques ! Un vrai travail de pros … ce qu’ils sont dans leur vie de tous les jours. Je n’ai pas beaucoup de photos parce que j’étais occupée à piqueter le mur en moellons de mon futur bureau. Eh oui, j’ai retrouvé mon petit pic. 6 bonnes heures plus tard, une fois terminé le mur, j’ai attrapé le râteau pour égaliser la surface de la couche de drainage qui va ensuite accueillir le sable puis les pavés. Les premières fosses à plantes ont été creusées et partiellement emplies de terre végétale. Merci P. pour avoir respecté et même amélioré mon plan de départ avec tes bonnes idées. Reste encore à faire subir le même sort à la deuxième moitié de cour et de mettre en place toute l’évacuation des eaux pluviales vers la mare et surtout, surtout … amener l’eau au jardin potager, parce que là je peine un peu à trimballer mes arrosoirs. Et mille mercis à R. et A. qui se sont donnés à fond pendant ces 2 jours. Merci à vous tous les gars, je n’ai plus de boue sur mes chaussures et ça fait carrément plus propre !

Je n’en raconterai pas plus aujourd’hui, car j’ai quelque chose de très spécial à demander. Nous sommes maintenant au mois de juin et je fais le bilan des avancées dans la partie habitable :
Salle de bain : elle est au point mort. La faïence est à terminer pour permettre au plombier de réaliser les derniers branchements de plomberie ; le doublage des murs est en stand-by ; il n’y a toujours pas l’électricité ; la VMC n’est pas installée et nous avons droit à quelques belles moisissures que je combat du mieux que je peux, le WC est toujours posé en provisoire ; la fenêtre est un vrai courant d’air et son appui n’est toujours pas refait ; le sol pourra être (enfin) nettoyé et huilé après tous ces travaux ; après tout ça il restera les finitions : peinture du plafond et des murs, pose des plinthes et corniches, mais ça, c’est de la gnognote comme je dis (trop facile quoi !).

Cuisine : ben il n’y en a toujours pas. Le point d’eau gentiment posé en provisoire par notre plombier est toujours là ; l’électroménager m’inquiète énormément car je prends des décharges électriques dès que je nettoie la gazinière ou que je me sers du lave vaisselle. Et impossible de l’installer un peu mieux cette fichue cuisine, l’électricité n’est installée que dans la chambre ! Et la cloison de l’espace électroménager, qui sera le futur cellier, reste à poser.

Bureau : le gros point d’achoppement ! En 7 mois, la dalle a été coulée, les plafonds lessivés, les structures de doublage posées en grande partie et le mur de moellons piqueté. Il reste : traiter les poutres contre les bêbêtes, enduire le mur de moellons, enduire et peindre les plafonds, finir la structure de doublage, passer toute l’électricité, poser l’isolant et son pare-vapeur, poser le revêtement de finition, poser le carrelage au sol, installer les placards et … pouvoir enfin disposer d’un bureau pour mon activité. Eh oui, j’ai la chance de pouvoir travailler sur mon lieu de vie. Enfin, pas encore …. Parce que mon bureau ressemble plutôt à ça actuellement…

Les fenêtres (toutes !) : les appuis n’ont pas été refaits et les briques cassées sont de vrais passoires à air froid. Croyez-moi, l’hiver dernier, j’ai vraiment souffert. J’ai même eu seulement 15° dans mon « bureau » pendant des jours et ce malgré un chauffage électrique d’appoint.
Le « vestiaire » ou plus exactement la pièce qui nous sert à stocker nos vêtements « en attendant » est dans un état pitoyable. Je me bats contre la poussière et les résidus de saleté. C’est un nombre incalculable de machines que je fais pour nous maintenir dans un état de propreté minimum.
Alors voilà, n’allez pas croire que je me plains. J’entends déjà « mais quand on fait des travaux, on le sait que ça va pas être facile ! ». Eh bien oui, je le savais et je l’assume. Mais là, je ne peux pas imaginer passer un deuxième hiver dans ces conditions. Et nous y serons dans 4 mois. Ce qui n’a pas été fait en 7 ne le sera pas en 4.
Ce qui me ramène à ma phrase d’introduction : j’ai quelque chose de très spécial à demander. Voilà, il suffirait de quelques bonnes volontés (et quelques bras costauds quand même hein !) sur quelques samedis pour venir à bout de ces travaux. Alors je lance un appel au secours aux copains mais aussi à tous ceux qui nous lisent et qui sont sur le Loiret. Auriez-vous le cœur de me consacrer quelques samedis (3 ou 4) entre juin et septembre pour m’aider à finir tout ça ? Je suis persuadée qu’avec une douzaine de personnes, de la bonne volonté, beaucoup de bonne humeur et quelques barbecues guitare et fous rires, je pourrais affronter sereinement l’hiver prochain. Je compte vraiment sur vous parce que là …
Merci d’avance !
Et je citerai Sun Tzu :
« Celui qui n’a pas d’objectifs
Ne risque pas de les atteindre
Pas plus que l’inquiétude
Ne tracasse celui qui ne mesure jamais »